Marine Le Pen "envisage" de se présenter en 2012.

Publié le par Louis

Invitée hier du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, la vice-présidente du FN est revenue aux "fondamentaux" du discours frontiste.
 
 
À QUINZE jours du congrès que le FN organise à Bordeaux les 17 et 18 novembre, Marine Le Pen est déjà en campagne... pour 2012. Convaincue que, étant donné les institutions de la Ve République, « le futur président ou la future présidente du Front national sera très probablement le candidat ou la candidate à la présidentielle », elle veut profiter de la fin de règne de son père pour se poser en « rassembleuse » des militants frontistes.
 
 
D'où l'attitude conciliante qu'elle a adoptée hier au « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI vis-à-vis de ses principaux concurrents, Carl Lang et Bruno Gollnisch. Dans une interview au Monde daté de samedi, le délégué général du FN avait confirmé qu'il ne serait pas candidat à la présidence du parti lors du prochain congrès, qualifié par Jean-Marie Le Pen de « congrès de transition », mais qu'il briguerait la place de numéro un quand elle serait disponible. « Il n'y a pas de désaccords dirimants entre nous », a assuré Marine Le Pen à propos de son rival déclaré.
 
 
Ou plutôt, il n'y en a plus. Puisque ce sont désormais les militants du FN qui élisent leur chef, Marine Le Pen est revenue aux « fondamentaux » du discours frontiste dans une attaque en règle du bilan du président de la République.
 
 
« La politique du leurre »
 
 
Interrogée sur cette violence verbale inédite, elle a expliqué qu'elle n'avait « peut-être pas été assez dure » avec le candidat de l'UMP pendant la campagne présidentielle, puisque le FN « n'a pas réussi à montrer au peuple que Nicolas Sarkozy était dans la manipulation, qu'il avait été un mauvais ministre de l'Intérieur et qu'il serait un président pire encore ».
 
 
Une erreur qu'elle a rectifiée, hier, accusant le chef de l'État de pratiquer « la politique du leurre sur des segments politiques qui parlent à son électorat » comme les régimes spéciaux, le service minimum ou l'amendement ADN. « Il fait partie du système qu'il dénonçait pendant la campagne », a-t-elle assuré, reprenant le discours de son père sur la « bande des quatre ».

http://www.lefigaro.fr/

Publié dans Information Nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article