Le Pen s’offre son dernier mandat au FN

Publié le par Louis

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Réélu dimanche avec 97,7% des voix à la tête du parti frontiste, l’ex-candidat à l’Élysée a assimilé la politique de rupture de Nicolas Sarkozy à un «grand bluff».

Ses partisans sont prévenus : ce sera son dernier mandat. Seul candidat, Jean-Marie Le Pen a été réélu dimanche avec 97,7% des voix, lors de son XIIIème congrès organisé à Bordeaux, à l’issue d’un vote intervenu pour la première fois au suffrage universel des militants. La participation a été de 53,9%, a précisé le FN, sans détailler le nombre de bulletins.

Profitant du discours de clôture dans l’après-midi, le président du Front national a dénoncé «le grand bluff» de la politique de «rupture» revendiquée par Nicolas Sarkozy. «Nous avons 100, 200 raisons de douter de sa fameuse rupture, parce que de rupture il n’y a pas, dans aucun des domaines où pourtant elle serait nécessaire», a-t-il dit devant près de 700 militants FN. «Il n’y a pour l’essentiel que des opérations cosmétiques et médiatiques, et derrière un verbe viril ou des attitudes apparemment volontaires, il n’y a encore une fois encore, qu’un grand bluff», a lancé l’ancien candidat à l’Élysée.

Dans la réforme des régimes spéciaux, «l’inégalité la plus choquante, celle qui permet de faire financer les avantages des fonctionnaires par les caisses du privé n’a pas été touchée», a déclaré le responsable du FN.

Fixant le cap pour les municipales et les cantonales, Jean-Marie Le Pen a indiqué que le parti devait rassembler «l’ensemble des forces patriotiques», autour d’un «programme commun simple», qui tient «en trois formules: immigration zéro, insécurité zéro, préférence nationale totale».

 

Gollnisch «honoré»

 

Plus tôt dans la journée, Bruno Gollnisch et Marine Le Pen, deux prétendants à la succession de Jean-Marie Le Pen, sont arrivés en tête des élections au comité central du FN, le Parlement du parti. Le premier obtenant 85,14% des voix et la seconde 75,76%. Les deux responsables ont fait part de leur satisfaction après ce résultat, qui «n’est pas l’élection du successeur» de Jean-Marie Le Pen, a précisé Bruno Gollnisch, après l’annonce des votes par le président du FN.

Bruno Gollnisch s’est déclaré «honoré» par ce qui est, à ses yeux, «un témoignage de l’estime» des militants du FN et «peut-être une reconnaissance du travail accompli» à son poste de délégué général, numéro 2 du parti.

Marine Le Pen s’est dite «ravie» d’un résultat qui confirme sa légitimité au sein du parti, légitimité qui lui avait parfois été contestée par des cadres du FN. «Ça remet les choses en place», s’est-elle félicitée, et «cela donne une vision d’équilibre qui est celle que souhaitent les adhérents». Au dernier congrès du FN à Nice en 2003, Marine Le Pen avait été reléguée à la 34e position aux élections du comité central, à la suite de manœuvres d’appareil, tandis que ses proches étaient classés encore plus loin. «Je crois pouvoir dire que j’ai obtenu un vote d’adhésion» des adhérents du FN, a-t-elle également dit.

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Publié dans Information Nationale

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