Bonne nouvelle: Le scénario vire au noir pour l'Utopia!!!

Publié le par Unité

« On ne va pas supporter de perdre ce cinéma atypique ! » Comme beaucoup d'habitués, Sylvie, ne veut pas imaginer la disparition de l'Utopia. Ce cinéma art et essai, qui a vu le jour en 1999, reçoit environ un millier de spectateurs par jour. Aujourd'hui, il est menacé. En cause : une dette qui s'élève à 266 505 euros. « Quand nous avons eu notre permis de construire, le paiement de la taxe de parking était obligatoire. Nous avons dû louer des places au parc de stationnement Camille Jullian. Comme nous avions une activité culturelle et associative, nous pensions en être exonérés ultérieurement », explique Patrick Troudet, directeur de l'Utopia. Mais en 2003, ce dernier est ramené à la réalité. Il reçoit une première missive d'alerte des pouvoirs publics, lui enjoignant de payer la totalité de sa dette.

Depuis, aucune solution n'a été trouvée. Et pourtant, le responsable de l'Utopia s'est manifesté à maintes reprises auprès des présidents successifs de la communauté urbaine de Bordeaux, Alain Juppé (UMP) et Alain Rousset (PS), dans l'espoir de recevoir une aide financière.

« En principe, la CUB n'intervient pas dans le domaine culturel, mais le festival du film d'histoire de Pessac vient d'être subventionné. C'est une injustice flagrante », dénonce Patrick Troudet. Pour l'heure, la CUB n'a voté qu'un amendement législatif rédigé par le président actuel, Vincent Feltesse (PS), exonérant l'Utopia de la taxe professionnelle.

Publié dans Information Locale

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