À Paris, le FN veut attirer à lui les déçus de Sarkozy

Publié le par Unité

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Le parti de Jean-Marie Le Pen veut croire que Françoise de Panafieu va décevoir l’électorat de droite à Paris.

«Offrez-vous une vraie opposition à Delanoë, votez pour nous !». Marine le Pen, qui a lancé hier la campagne du Front national pour les municipales à Paris, dirigée par le conseiller régional Martial Bild, veut croire que Françoise de Panafieu ne répond pas aux attentes des Parisiens de droite et qu’un espace s’offre à son parti.

«Panafieu, c’est du Delanoë light, a accusé Martial Bild. La candidate UMP court après les bobos : elle est favorable au vote des étrangers aux élections locales, a-t-il poursuivi. Le député-maire du XVIIe se flatte aussi de voter toutes les subventions voulues par Delanoë en faveur des associations communautaristes qui militent pour le droit à l’adoption des homosexuels», a ajouté Martial Bild.

Le FN, traditionnellement faible dans la capitale, hormis dans les XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements dans les années 1980 et 1990, espère aussi capter les voix déçus du premier bilan de Nicolas Sarkozy, à en croire Marine Le Pen. «La rupture avec Chirac n’a pas eu lieu, a affirmé la vice-présidente du FN. Prenez le voyage de Sarkozy en Algérie : la seule différence avec Chirac, c’est que la repentance de Sarkozy est rémunérée par des contrats», a ironisé Marine Le Pen. En somme, à Paris, «le match va se jouer à cinq – PS-PCF, Verts, MoDem, UMP, FN – et non pas à quatre», a conclu Martial Bild.

 

3 % des intentions de vote

 

Un pari qui est loin d’être gagné, tant le programme du FN paraît peu en phase avec la sociologie parisienne. La dernière enquête de CSA crédite le parti de Jean-Marie Le Pen de 3 % des intentions de vote en moyenne dans la capitale. Or, en deçà de 5 %, une liste ne peut même pas se maintenir au second tour. Le FN n’a obtenu des élus à Paris qu’en 1995, avec un conseiller de Paris et sept conseillers d’arrondissement. Les militants se sont raréfiés depuis la scission provoquée par Bruno Mégret en 1998. Et le FN connaît une crise financière née de son échec aux dernières législatives.

« Nous surmonterons ces handicaps en étant plus pugnaces que nos concurrents », a assuré Martial Bild, qui sera tête de liste dans le XVIIe, arrondissement de Panafieu. Jean-Richard Sulzer, professeur de gestion à l’université de Dauphine, se présente dans le VIIe contre Rachida Dati. Et un candidat issu du parti de Bruno Mégret, Cyril Bozonnet, s’efforcera de troubler le duel entre Daniel Vaillant et l’UMP Roxane Decorte dans le XVIIIe. Un accord devrait intervenir avec le MNR de Bruno Mégret pour présenter une liste commune dans les vingt arrondissements.

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