Gaya, ma déesse

Publié le par Unité

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La Terre se meurt ! Ses pôles se réchauffent, ses glaces fondent, ses mers sont polluées, ses terres sont exsangues de leurs riches matières premières. Elle ne sera bientôt plus qu’un déchet, après avoir supporté tant d’immondices sur ces frêles vallons. Il ne restera plus aux humains qu’à s’en retourner au limon et mourir avec Elle, faute de l’avoir nourrie, cette Mère qui nous a donné la vie.

Mais n’ayez crainte, les dirigeants de nos “Etats-Providences” s’occupent de tout ! Aux premiers symptômes de cette maladie qui ronge Notre Terre, Gaya, ils étaient là pour nous informer, à travers les relais médiatiques, du danger que nous courrions.
Dès lors il fallait chercher le responsable. Leur enquête a très vite révélée son identité : c’est le consommateur. Oui, cher lecteur, Vous êtes le responsable. Votre voiture, vos déchets ménagers, votre électroménager et toutes vos possessions temporaires faites de plastiques, sont le cancer de notre planète.
La solution ? Arrêtez d’user, d’utiliser et d’abuser de tous ces “jouets” ? Que Nenni ! Vous serez taxés, tout simplement ! Quoi de plus naturel, en effet, pour soigner un mal, que de faire payer ceux qui sont à l’origine du mal, le corps malade ne pourra que guérir…

Stop. Posons-nous les vrais questions. La Terre se meurt-elle réellement ? Sommes-nous réellement, nous, simples consommateurs, les véritables et seuls responsables de cette “maladie” ? Et enfin, le remède est-il adapté au mal ?
Nous ne nous attarderons pas sur la première question. Tout d’abord parce que Dies Irae n’a pas vocation de scientifique spécialisé en climatologie, ensuite parce que le “fabuleux” été que nous avons eu nous laisse dubitatifs quant à un éventuelle réchauffement de la planète. Enfin, parce que le débat aurait de fortes chances de rester stérile, voire de terminer en pugilat. Nous renverrons donc tout simplement nos lecteurs au numéro 31 de la Nouvelle Revue d’Histoire de Juillet/Août 2007 : Marcel Leroux, directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement, y démontre en quoi ce réchauffement est une fable.
Mais partons du principe que ce “réchauffement” n’est pas totalement faux, et examinons la deuxième question : qui serait alors, le véritable responsable ? Les entreprises qui extraient les matières premières, les industries qui transforment ces matières, les commerces qui les vendent ou les consommateurs qui en usent ? La réponse est évidemment incluse dans la question. En restant dans une optique bassement matérialiste, basée sur les principes d’offres et de demande, le consommateur apparaît comme étant le dernier responsable.
Il pourrait alors nous être objecté que ce mal ne peut être soigné d’un seul coup et qu’il faut y aller progressivement, étape par étape. Rendre le consommateur responsable, ( chaque homme étant un consommateur en puissance, y compris le gros industriel ) tendrait à freiner de manière non négligeable cette fuite vers la mort que subit la nature.
Encore une fois, admettons que la solution, bien qu’injuste et dérisoire, soit un moindre mal. Est-ce en taxant le consommateur, en jouant de son portefeuille que le problème se réglera ? certes non ! Le système mis en place, pris a son propre piège capitaliste, tel le serpent se mordant la queue, profite aux oligarques.
En effet nous retrouvons dans les propositions mises en place par les gouvernements, le même principe que celui des radars automatiques : le radar ne vous arrête pas si vous roulez réellement trop vite, il ne fait que vous mettre à l’amende ; vous restez donc un danger pour les autres tout en rompant la chaîne du bien commun, essentielle à toute société. Mesure inefficace pour ceux qui peuvent se payer dix excès de vitesses par jours !

Bref. Le schéma classique est encore une fois appliqué : les multinationales destructrices continuent à fonctionner et à “mondialiser”. Pour pallier leurs fautes et leurs excès, nos gouvernements préfèrent nous accuser plutôt que de nous protéger. Ils savent que nous ne sommes pas responsables mais ils nous accusent, au travers des médias. Enfin nous sommes taxés par nos gouvernements pour que leur entreprise de mondialisation puisse avancer.

Nous nous prononçons contre toutes les religions mondiales idolâtres, dont la Terre serait la maîtresse déesse. Oui il faut la protéger et la conserver ; mais comme le meilleur outil dont nous serions les ouvriers et non comme un dieu dont nous serions les sujets et à qui il faudrait payer un tribut.
Nous nous prononçons aussi contre toute destruction polluante de notre terre. Parce que cette terre sur laquelle nous vivons nous appartient. De la même manière qu’elle appartînt jadis à nos ancêtres et qu’elle appartiendra à nos enfants. Cette terre et toutes ses créatures sont au service de l’Homme et non l’inverse. Par une agriculture raisonnée et à l’échelle locale ; en rendant à nos artisanats leurs places, avec leurs corporations instructives ; enfin en redonnant à chaque métier ses véritables valeurs et ses véritables finalités qui ne sont pas celles du profit égoïste mais bien plutôt celles du bien commun.

http://www.dies-irae.eu/

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