Bordeaux: un fourreur agressé par l'Animal Liberation Front

Publié le par Unité

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C'est la première fois qu'un groupe de radicaux, connu pour harceler ses cibles, passe à l'acte en France.
Il témoigne aujourd'hui «pour ne plus vivre dans la peur». Après avoir enduré en silence, pendant plus d'un an, le harcèlement de mystérieux vandales se réclamant de l'Animal Liberation Front (ALF), l'artisan fourreur bordelais Michel Grama a fini par craquer lorsque, début décembre, des inconnus ont allumé un feu au rez-de-chaussée de son domicile. Un passage à l'acte inédit depuis l'apparition, sur le sol français, de groupes radicaux de protection des animaux.

Pour ce commerçant de 60 ans, dont l'enseigne est implantée «depuis trois générations» en plein quartier chic des Grands Hommes, la série noire a débuté lorsque, un soir de décembre 2006, des inconnus ont crevé les pneus de sa voiture, dégradé la carrosserie et tagué les murs de son voisinage. «Quelques jours plus tard, j'ai été appelé par une voix féminine qui parlait de venger les animaux», se rappelle Michel Grama. Dans la foulée, les coordonnées personnelles de l'artisan sont diffusées sur le site Internet de l'organisation clandestine ALF, qui invite alors ses membres à «lui expliquer dans quelles conditions sont massacrés les animaux».


«Une véritable nébuleuse»

Au printemps 2007, des vandales dégradent de nouveau la voiture de Michel Grama et badigeonnent de peinture rouge sang la porte de son domicile, situé dans un quartier résidentiel. «J'ai alors déposé plainte pour la deuxième fois, raconte l'artisan. Les policiers m'ont assuré qu'ils prenaient l'affaire au sérieux. Ils m'ont aussi confié qu'il est difficile de retrouver les coupables car l'ALF est organisée comme une véritable nébuleuse.»

Signe d'une inquiétante dérive, des militants de l'ALF ont enfin tout récemment revendiqué la paternité d'un feu allumé, dans la nuit du 6 au 7 décembre, sous les fenêtres de la chambre à coucher de Michel Grama. «Fort heureusement, des gens qui passaient par là m'ont réveillé et j'ai pu alerter les pompiers avant que l'incendie ne se propage, raconte Michel Grama. Sans eux, ma famille et moi aurions pu être gravement intoxiqués.» Aux murs du voisinage, les enquêteurs de la sûreté départementale ont relevé diverses inscriptions : «Grama = Assassin», «Tueur» ou encore «Fourrure = Torture». Sur leur site Internet, enfin, des militants anonymes d'ALF ont averti : «Ou Grama ar­rête son cruel business, ou on continue mais nous serons moins gentils à l'avenir.»

Malgré la crainte de possibles représailles, Michel Grama est désormais décidé à médiatiser ses mésaventures. «D'autres artisans bordelais ont récemment été ciblés par ces terroristes mais ils préfèrent se taire, déplore-t-il. Pour ma part, je n'accepte pas que les victimes se cachent alors que les coupables paradent.»

Depuis un an environ, la police observe avec vigilance la constitution, en France, de groupes militant pour la défense des animaux, inspirés par des organisations radicales anglo-saxonnes. Jusqu'à présent, seuls des biens matériels ont toutefois été visés par leurs actions. 

Source: Le Figaro

Voilà les photos des actions de l'ALF contre le fourreur bordelais:

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Publié dans Information Locale

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