Le malaise couve dans la communauté juive bordelaise.

Publié le par Unité

 

En attendant que le grand rabbin passe en justice pour violences conjugales, le Consistoire, qui l'avait élu, est mis sur la sellette.

"Nous sommes très malheureux. D'autant que cela génère des dissenssions en interne. » Pas spécialement pratiquant, ce membre de la communauté juive de Bordeaux, décrit une situation tendue et un peu électrique depuis que circule l'information sur les faits de violences conjugales reprochés au grand rabbin, Marc Krief, en poste depuis un an. Des violences qu'il a reconnues.
Tout le monde y va de son commentaire, dans un langage mesuré et policé et sous couvert d'anonymat. Ce qui crée certains tiraillements au sein de la société juive estimée entre 6 000 et 8 000 personnes en Gironde, dont un millier fréquente régulièrement la grande synagogue de Bordeaux.

Transparence. Le président du Consistoire, Erick Aouizérate, a d'ailleurs, précise-t-il, « provoqué une réunion du conseil d'administration du Consistoire dès qu'il a eu connaissance des faits ». L'institution a alors choisi de mettre le rabbin à pied. De plus, M. Aouizérate a réuni la semaine suivante les présidents des quelque 22 associations membres du Crif (Conseil régional des institutions juives représentatives de France) et a aussi décidé de prendre la parole à la fin de l'office de la semaine dernière. « C'est inhabituel, commente M. Aouizérate, mais j'ai perçu dans l'assistance un réel soulagement. » Plutôt réticent au début à l'idée de communiquer sur un fait privé néanmoins tombé dans le domaine public, le président du Consistoire a préféré jouer la transparence. L'ancien grand rabbin, Claude Maman, s'estime quant à lui tenu au devoir de réserve.

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