Dégradations dans le cimetière Saint-Éloi

Publié le par Unité

Les détériorations commises durant la nuit de samedi à dimanche dans le cimetière Saint-Éloi de La Rochelle, sont heureusement sans commune mesure avec l'acte à caractère raciste perpétré, le même week-end, au cimetière Notre-Dame-de-Lorette d'Ablain-Saint-Nazaire (62).
Reste que le déplacement d'une trentaine de croix (l'une a été brisée) qui se trouvaient sur des pierres tombales et leur positionnement, pour certaines à l'envers, contre six chapelles catholiques a suscité une vive émotion. Le sentiment d'incompréhension a aussi été grand lorsqu'il a été constaté que ces chapelles avaient fait l'objet d'intrusions, sans cependant que les tombes fussent profanées. Par contre, des incendies allumés à l'aide de détritus et de pots de fleurs ont noirci l'intérieur de trois chapelles. La fosse commune des enfants a aussi subi des dégradations.
Si aucun acte raciste n'a été établi par les services de police en charge de l'enquête, il est considéré que ces dégradations sont à mettre en rapport avec des rites dits sataniques. Des inscriptions du type « Satan » ont été inscrites, à la craie, sur un mur voisin des chapelles.

 

Une autre affaire l'an dernier. La municipalité rochelaise a vivement condamné ces actes et s'est engagée à remettre rapidement tout en état. Le procureur de la République Guy Étienne a aussi, par un communiqué, stigmatisé ces dégradations et a rappelé les peines encourues par leurs auteurs : trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. La garde des Sceaux, Rachida Dati, demandait pour sa part au parquet général de Poitiers « que les auteurs soient identifiés et poursuivis avec une grande fermeté ». Le gardien municipal du cimetière Saint-Éloi, qui a découvert dimanche matin ce qui était arrivé, était hier encore sous le choc. « Je n'ai rien entendu durant la nuit. J'habite sur le site, mais à l'autre bout de l'endroit où cela s'est passé. Il y a environ un an, de telles dégradations avaient déjà eu lieu. » L'enquête sur ces faits n'est pas close. Les auteurs n'ont pas encore été identifiés.

Source: Sud-Ouest

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