Encore un des nombreux bienfaits de l'immigration.

Publié le par Unité

fnj-avion-tmb.jpeg



Les seconds rôles avant les vedettes. L'audience correctionnelle qui s'est tenue de lundi à jeudi à Bordeaux, à l'encontre de 13 prévenus, constituait l'avant-goût d'un procès beaucoup plus important, prévu du 12 au 23 novembre devant la cour d'assises spéciale de la Gironde.
Pour la première fois à Bordeaux, 16 accusés seront jugés par sept magistrats professionnels pour trafic de stupéfiants en bande organisée. Ce dossier d'une ampleur exceptionnelle a nécessité trois ans d'instruction et mobilisé les enquêteurs durant de longs mois.


24 tonnes de produits stupéfiants. Ce trafic entre la France et le Maroc, démantelé en 2003 après la découverte, à Tanger, de 50 kilos de résine de cannabis dans un véhicule immatriculé en France, porte sur 24 tonnes de produits stupéfiants et présente des ramifications à travers tout le pays, de Bordeaux à Strasbourg, en passant par Pau, Toulouse, Avignon ou Lyon, pour des faits survenus entre 1999 et 2004.
Les prévenus jugés en correctionnelle cette semaine font figure de seconds couteaux par rapport aux 16 accusés qui comparaîtront en novembre devant les assises. Mais tous seraient impliqués dans le même dossier à des degrés divers. En correctionnelle, plusieurs épouses ou compagnes des trafiquants présumés étaient poursuivies pour non-justification de ressources par une personne en relation habituelle avec l'auteur d'un crime ou d'un délit. « Comment peuvent-elles être condamnées, alors que l'affaire n'est pas entièrement jugée, que le trafic n'est pas avéré ? », ont d'ailleurs dénoncé plusieurs avocats mercredi, plaidant parfois la relaxe.


Plusieurs peines de prison ferme. Au bout du compte, seul un quinquagénaire poursuivi pour blanchiment et défendu par Mes Benoît Ducos-Ader et Arnaud Dupin a été relaxé hier par le tribunal que présidait M. Couhé. Les Girondins Hassan et Amid Amazigh ont écopé de peines de prison ferme qui sont confondues avec celles qu'ils exécutent actuellement.
Le premier, défendu par Mes Pierre et Christian Blazy, est condamné à deux ans. Le second, défendu par Me Gnilane Lopy, à un an. Les autres prévenus ont écopé de six à quinze mois de prison ferme ou, selon les cas, de quelques mois d'emprisonnement avec sursis. Ils étaient assistés par Mes Sylvie Reulet, Daniel Del Risco, Lucie Teynié, Nathalie Chaveroux, Julie L'Hospital, Jean-Jacques Dahan ou encore Isabelle Jimenez-Barat.
Le représentant du parquet, Christian de Rocquigny, avait requis des peines allant de trois ans de prison ferme (à l'encontre de Hassan Amazigh) à six mois avec sursis.

http://www.sudouest.com/

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article