Fadela Amara, traître au carré
Amara l’annonce tout net dans le Point : elle ne votera pas Sarkozy aux prochaines présidentielles. On s’en doutait un peu, mais cette position désormais annoncée, il est légitime de se demander ce qu’elle fiche dans son gouvernement.
“Je suis une femme de gauche qui est entrée dans un gouvernement de droite parce que, dans les banlieues, il y a urgence”, dit-elle à l’hebdomadaire.
Explication convaincante, naturellement : l’urgence des banlieues est quelque chose de suffisament grave et sérieux pour qu’Amara consente quelques sacrifices. Un traitement de secrétaire d’Etat, par exemple, pour ce ministre à la petite babouche, dont on a récemment appris qu’elle n’avait pas quitté son HLM.
Croit-elle, en se démarquant ainsi, regagner les faveurs de son camp d’origine, l’ultragauche ? (car le PS “c’est le parti des bien planqués, qui pensent qu’habiter le XVIe, c’est habiter la France”). Il y a fort à en douter : cette f(r)ange-là aime beaucoup la chasse aux collabos et n’oubliera pas de le lui rappeler bien assez tôt.
Quant à nous, cette nouvelle ne nous surprendra pas outre mesure. Après tout, que des traîtres se glissent dans des gouvernements de traîtres, cela n’est qu’un juste retour des choses.