Kosovo : Moscou menace d'utiliser la force
«Nous devons utiliser une force brutale qu'on appelle une force armée, pour qu'on nous respecte» si l'UE reconnaît le Kosovo, prévient le représentant russe à l'Otan.
Moscou ravive le spectre d'un nouveau conflit dans les Balkans. Au lendemain des violences qui ont traduit la fureur serbe face à un Kosovo indépendant, la Russie, allié traditionnel de la Serbie, n'a pas exclu de recourir à une intervention armée. «Si l'Otan ou l'Union européenne ‘défient' l'ONU sur le Kosovo, nous allons alors nous aussi partir du fait que nous devons utiliser une force brutale qu'on appelle une force armée, pour qu'on nous respecte», a averti le représentant de la Russie à l'Otan Dmitri Rogozine.
Moscou considérera l'ONU bafouée à deux conditions : que l'Otan dépasse les prérogatives de son mandat ou que les 27 membres de l'UE parviennent à une position unie sur le Kosovo. Ce dernier critère tempère légèrement le bellicisme russe. La perspective d'une indépendance entérinée par les 27 semble lointaine. Mardi les ministres des Affaires Etrangères ont adopté à Bruxelles une position commune… sur leur absence de position commune.