Le Front disparaît du Conseil municipal

Publié le par Unité

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Présent au Conseil municipal depuis 1989, le Front national n'a plus de représentant au Palais Rohan. Jacques Colombier n'a pas obtenu un quatrième mandat consécutif. Il n'a récolté que 2,59 % des voix. Après le revers des législatives, cette nouvelle déconvenue électorale semble signifier la disparition du Front de la scène politique locale (1). Son représentant bordelais essaie de relativiser la fin de la représentation frontiste au conseil : « Cela ne va pas changer grand-chose. Avec un seul élu, on ne nous donnait pas beaucoup la parole. J'aurai peut-être un peu moins accès aux dossiers, mais je continuerai à me battre pour ma ville. » En juin 2007, le FN avait encaissé une première « claque ». Sur la première circonscription, le candidat frontiste s'était contenté d'un millier de voix et de 2,68 % des suffrages exprimés.


Deuxième échec. Tout au long de la campagne, Jacques Colombier avait fustigé le « pillage » par Nicolas Sarkozy, lors des législatives, des électeurs frontistes. En développant un argumentaire « anti-Sarko », il comptait retrouver une partie de cet électorat. Avec 2,59 % des voix, l'élection de dimanche est synonyme d'un nouvel échec. Jacques Colombier n'imaginait pas devoir laisser son siège. Il espérait même être accompagné par Sonia Chapel, numéro 2 de sa liste. Le résultat est bien loin des ambitions frontistes. Cette fois-ci, Jacques Colombier estime avoir été victime de l'opération « Il faut sauver le soldat Juppé ». « Après sa débâcle des législatives, l'électorat de droite s'est mobilisé dès le premier tour en sa faveur », regrette-t-il.

Lors des élections municipales anticipées de 2006, le candidat du FN avait obtenu 6,15 %. En 2001, il était à 5,05 %. Dans les deux cas, il avait recueilli 3 000 voix environ. Aujourd'hui, il en compte un millier de moins.


Zones urbaines. Présent sur les quatre cantons bordelais renouvelables, le FN n'a dépassé qu'une seule fois la barre des 5 %. Jacques Colombier se présentait également sur le canton de Bordeaux 7. Il y a recueilli 6,65 % des suffrages, soit 312 voix. Sur les trois autres cantons, les frontistes oscillent entre 4 et 5 %. « C'est assez moyen », confie Jacques Colombier en les comparant avec certains résultats dans des secteurs plus ruraux (10,87 % à Coutras par exemple, sept cantons à plus de 8 %). « La campagne a toujours été plus favorable au Front national que les zones urbaines », rappelle le secrétaire départemental. À Bordeaux, il avait néanmoins obtenu, depuis 19 ans, une représentation locale, désormais disparue.
(1) Jacques Colombier conserve un mandat. Il préside le groupe FN, composé de sept membres, au Conseil régional.

Source: Sud-Ouest
 

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Publié dans Information Locale

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