Interview de Goldofaf.
Goldofaf, tu t’es lancé dans le rap il y a maintenant un an, utiliser un support de l’anticulture pour le renverser et stigmatiser les travers de cette dernière, c’est donc ta stratégie ?
Oui, on peut dire ça comme ça. Disons que le rap est une musique qui plait beaucoup aux jeunes grâce à son esprit de révolte. En tant que nationaliste et catholique, j’avais envie de faire passer mes idées de révolte à travers ce style de musique. Le rap permet grâce à la longueur des textes de développer un discours riche. J’avais aussi envie de répondre aux rappeurs commerciaux et particulièrement au groupe SNIPER qui insulte notre pays et son peuple, qui “nique la France”, qui appelle ses frères “à tout niquer” et à nous “laisser des séquelles avant de crever” (chanson : La France) J’avais envie de faire comprendre que les jeunes comme moi avaient bien plus de raisons de se battre contre le système que ces derniers qui en profitent largement. De nombreux groupes de rap incitent à la violence et implicitement à la délinquance. Ces chansons devraient être interdites et leurs auteurs condamnés ! Personne ne leur dit rien. J’avais envie de leur répondre. Ce qui a été sympa aussi c’est que beaucoup de jeunes se doutaient de l’existence de nationalistes français sans les connaître vraiment, ça a été un premier abord pour certain. C’est assez déstabilisant pour beaucoup de voir un gars comme moi exprimer sa colère sur une musique de rap. Une manière de rompre le cliché “Catholique-bourgeois”.
Comment es-tu parvenu à te mettre dans la peau d’un rappeur ?
J’ai écouté beaucoup de rap dans mon adolescence, je n’écoutais pratiquement que ça. J’ai grandi dans une cité et avec des copains, à l’époque, on s’amusait à écrire des textes et à rapper. Puis je me suis converti à l’âge de 18 ans et j’ai radicalement transformé mon mode de vie. A côté de ça, j’ai conservé quelques restes de cette période de mon adolescence. Quand je suis tombé sur l’instru de Sniper, ça a été un élément déclencheur et j’ai rapidement écrit le texte puis monté la chanson.
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