La prison bordelaise est surpeuplée

La grogne monte chez les gardiens de la maison d'arrêt de Gradignan selon un communiqué de l'Union fédérale autonome pénitentiaire Ufap-Unsa. Le syndicat s'inquiète du phénomène de surpopulation. Il parle de 514 détenus pour 252 places au bâtiment 1 dont 62 cellules triplées.
« Avec trois détenus pour une cellule de 9 mètres carrés et un matelas à même le sol, auxquelles il faut ajouter 6 cellules dites chauffoirs où se trouvent 6 détenus », écrit le secrétaire local Alain Guillemet. Au bâtiment 2, il y aurait actuellement 184 détenus pour 133 places et le quartier femmes accueillerait 42 détenues pour 26 places.
« Gradignan est au bord du gouffre, voire de l'explosion », écrit l'Ufap-Unsa.
« Nous nous inquiétons à l'approche de la saison estivale car les murs de la maison d'arrêt ne sont pas extensibles et ce ne sont pas quelques transferts qui solutionneront le problème. L'ouverture du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan est déjà obsolète car tous les établissements de la direction régionale de Bordeaux sont en surpopulation », observe Alain Guillemet.
Les surveillants dénoncent les difficultés rencontrées au quotidien. Des agressions verbales mais aussi physiques. « Gradignan est au bord du gouffre, voire de l'explosion », écrit encore L'Ufap-Unsa. « Nous demandons de véritables moyens humains, matériels et financiers qui soient à la hauteur de notre tâche et de celles à venir ».
Source: Sud-Ouest