Expulsion du Kurde, les collabos remportent une manche.
« Il est libéré pour raisons de santé. » Hier, les membres du Réseau éducation sans frontières ne cachaient leur joie après la décision du juge des libertés et de la détention du tribunal de grande instance de remettre en liberté Muhlis Altun, un père de famille Turc d'origine kurde, qui était en centre de rétention administrative depuis le 26 mars.
Le tribunal semble donc avoir entendu les arguments de son avocat, Pierre Landète, qui a plaidé que l'état de santé de son client, en grève de la faim depuis quatorze jours, était incompatible avec la rétention. Il avait d'ailleurs été hospitalisé en urgence dans la nuit de mercredi à jeudi à la suite de violentes douleurs. De son côté, l'avocat de la préfecture, Stéphane Milon, a argumenté que Muhlis Altun s'était lui-même mis en danger. « Lui accorder une remise en liberté serait ouvrir la porte à tous les abus de ce type », avait-il souligné. Le matin même, le préfet de la Gironde, Francis Idrac, avait tenu à souligner que « dans un Etat de droit, il y a des règles qui s'appliquent. C'est un étranger en situation irrégulière et il a donc vocation à repartir ».
Source: 20 minutes.